Accusation de tentative de coup d’État : Hija Djenicka Philippe toujours en prison 6 mois après

Written by on July 27, 2021

Publié le 2021-07-26 | lenouvelliste.com Alors que 17 prisonniers sur 18 accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre le président Jovenel Moïse le 7 février 2021 ont été libérés le 26 mars dernier, quatre mois après leur libération,  Hija Djenicka Philippe croupit encore derrière les barreaux. En vue de la faire libérer, Me Marc Antoine Maisonneuve tente d’obtenir sa libération qui doit passer par une correction dans l’orthographe de son nom.

Elle s’appelle Hija Djenicka Philippe, née en 1999. En raison d’une erreur matérielle qui s’est glissée dans l’acte d’appel, elle se retrouve en prison sous le nom de Génika Philippe qui ne correspond pas avec ses documents d’identité.

« Hija Djenicka Philippe, c’est son vrai nom; le nom est correct  dans son dossier dans la prison civile de Cabaret. Malheureusement dans l’arrêt-ordonnance de la cour d’appel de Port-au-Prince se trouve Genika Philippe », a regretté Me Marc Antoine Maisonneuve.

« Elle va être finalement libérée », a assuré lundi Me Maisonneuve. L’homme de loi annonce qu’il va à nouveau produire une action en habeas corpus pour obtenir la libération de la jeune femme. Si elle n’est pas libérée, l’affaire sera portée en appel, a-t-il précisé.

Selon Me Maisoneuve, parce que les responsables des prisons ne maîtrisent pas trop bien l’aspect juridique de la situation, Hija Djenicka Philippe se retrouve encore en prison. « Hija Djenicka Philippe est la même et seule personne libérée par la cour d’appel à travers l’arrêt-ordonnance. S’il y avait une confusion, le responsable de la prison de Cabaret devrait simplement demander la preuve qu’il s’agit de la seule et même personne», a fait savoir Me Maisoneuve.

Dans trois semaines au maximum, Hija Djenicka Philippe devra être libérée, a affirmé l’homme de loi. Cette semaine il va faire le constat, la semaine prochaine il produira l’action en  habeas corpus  devant le tribunal des référés à la Croix-des-Bouquets. Si elle n’est pas libérée après ces actions, Me Marc Antoine Maisoneuve annonce qu’il fera un recours contre l’ordonnance de la doyenne devant la cour d’appel.

La cour d’appel de Port-au-Prince avait statué sur le dossier des 17 personnes maintenues en détention depuis leur arrestation le 7 février dernier à l’habitation Petit-Bois. Le tribunal avait fait droit à la demande en habeas corpus de leurs avocats pour cause d’arrestation illégale et de détention arbitraire.

L’appel était porté contre l’ordonnance de la doyenne du tribunal de première instance de Croix-des-Bouquets, libérant uniquement le juge à la Cour de cassation Me Yvikel Dabrésil, laissant les autres personnes qui étaient arrêtées pour les mêmes chefs d’inculpation (tentative de coup d’Etat et complot contre la sûreté de l’État) en détention.

48 heures après l’arrêt-ordonnance de la cour d’appel de Port-au-Prince ordonnant la libération des personnes accusées de complot contre la sûreté intérieure de l’État, elles ont finalement été libérées le 26 mars 2021, à l’exception de Djenicka Hija Philippe qui est à son sixième mois derrière les barreaux pour une affaire dont elle est visiblement innocente.


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *



Current track

Title

Artist